lundi 10 décembre 2012

La communication «verte» en recul, une «bonne nouvelle» selon l'UDA (article le 13h de la com)



L'Union des annonceurs (UDA) a rendu publics, à l'occasion du cinquième anniversaire de la Charte d'engagements des annonceurs pour une communication responsable, certains résultats d'une enquête réalisée par Harris Interactive.

Elle montre que si «les trois quarts des entreprises sont engagées dans une démarche de développement durable ou de responsabilité sociale des entreprises», ces thèmes ne sont prioritaires que pour 37% des entreprises.

Dominique Candellier, directrice de la communication et du développement durable de l'UDA, explique qu'il s'agit d'une «bonne nouvelle, car cela montre que les entreprises ont intégré ces thématiques dans leur stratégie interne». Selon elle, «cela veut aussi dire qu'il y a moins d'exagérations et moins de risque de greenwashing».

Découvrez l'étude détaillée ici

mardi 6 novembre 2012

Communication éco-responsable : 3 questions à Thierry Libaert

L'institut WWF a publié une interview de Thierry Libaert

Qui est Thierry Libaert?

Auteur de nombreux livres et articles sur la communication, Thierry Libaert est professeur en sciences de l’information et de la communication à l’Université de Louvain ainsi que maître de conférences à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. 


Pourquoi entreprendre une démarche de communication éco-responsable ?
Peut-on mesurer les résultats de la communication responsable ?
Communiquer de façon éco-responsable : les acteurs du secteur environnement sont-ils les seuls concernés ?

Pour découvrir le détail de l'interview, cliquez ici
Pour avoir plus d'informations sur la norme Iso 26000, cliquez ici

mardi 9 octobre 2012

L'Adie lance une campagne d'information


Face au chômage des jeunes, l'Adie, association pionnière du microcrédit en France, lance une campagne d'information à leur attention du 8 au 12 octobre, à travers l'organisation de plus de 100 réunions d'information dans toute la France ; l'ensemble de ces événements  est à retrouver ici.

A destination des jeunes (18-32 ans), deux médias ont été sélectionnés pour déployer cette campagne d'information :

Affichage :







Web:




Le développement durable est largement représenté au sein des projets des jeunes entrepreneurs. Comme en témoigne, les deux exemples de projets soutenus par l'Adie :
- Isaac, 29 ans, livraisons en vélo-cargo
- Diana, 32 ans, vente de couches lavables à l’enseigne de « La Maison de l’Ange »

Une très belle initiative qui allie le fond et la forme : mise en place d'un micro crédit pour soutenir le développement durable.


lundi 3 septembre 2012

Une campagne innovante pour Système U

Système U prend à contre pied la tendance des comparaisons de prix entre concurrents comme peut le faire Carrefour, Intermarché ou Leclerc (pionner en la matière)

En effet, Système U prend un produit du quotidien (le lait) et décompose son prix :
- transport
- conditionnement
- TVA
- rémunération du magasin
- production du lait

Avec cette campagne, Système U met en avant son modèle économique qui prend en compte les producteurs et par la même occasion, ses choix d'opter pour des produits "Made in France". Un bel exemple de publicité développement durable qui axe sa communication sur le volet social et économique.

En termes media, l'enseigne de distribution a priorisé la TV et la presse:
- TV : faire savoir au plus grand nombre ses engagements et principes
- presse : centré sur les CSP+ avec un plan mixant les news et la presse quotidienne nationale (ex : Figaro, Libération, Le Point, Le Nouvel Observateur...)

Spot TV


Annonce presse


mardi 31 juillet 2012

Les arguments écologiques et les marques


Perception des consommateurs
Fin juin est sorti l’étude de l’Ifop et de l’observatoire de la publicité « Les Français et le Greenwashing ». Il en ressort qu’ « en dépit d’un contexte économique difficile, l’attachement des Français aux questions environnementales continue de s’exprimer par une prise en compte de ce facteur dans les comportements d’achat d’une forte majorité d’entre eux. L’utilisation des caractéristiques environnementales en publicité, bien qu’amplement perçue comme justifiée, s’accompagne de certains écueils. Sont particulièrement mises en avant les insuffisances de l’instance de contrôle ou encore une certaine lassitude à l’égarddu ton du message adopté. »
En effet, de cette étude, nous pouvons voir la volonté des consommateurs de réguler la communication « verte » notamment par une présence accrue des associations de consommateurs. Le chiffre de 86% des interviewés, d’accord sur le point qu’elles devraient être davantage contrôlées, permet d’arriver à cette conclusion.
Les résultats détaillés de l’étude est disponible ici : Les Français et le greenwashing

L’environnement et les marques
Autre étude parue fin juin de Deloitte et Interbrand « Best green global brands » qui permet de classer les différentes marques sur le critère environnemental.
Le Best Global Green Brands combine les performances environnementales réelles de la marque, évaluées par le cabinet Deloitte sur la base de données publiquement disponibles (rapports annuels, de développement durable, réponses au Carbon disclosure project, sites web des entreprises, etc.) et la perception qu'en ont les clients.
Un correctif est appliqué dans les cas où il existe une différence significative entre la réalité de l'engagement environnemental d'une marque et la perception qu'en ont ses clients. Un différentiel positif, synonyme d'une réalité meilleure que l'image, montre un déficit de communication. A l'inverse, un différentiel négatif, symbolique d'une marque moins écologique qu'elle n'y paraît, s'accompagne d'un risque de réputation pour cause de greenwashing. 


Le ranking global disponible ici : Interbrand : Green Ranking
Un top 10 avec un nombre important de constructeurs automobile et d’entreprise électronique. Au sein de ce top 10, Panasonic est l’entreprise qui a le plus grand déficit de communication à l’inverse, selon le ranking Interbrand, Danone est moins écologique que ce qu’elle prône.

Le boom d’internet et l’environnement
Les entreprises internet telles que Facebook ou Google peuvent être perçue comme ayant peu d’impact sur l’environnement. Or, selon le rapport que Greenpeace vient de publier sur le sujet, intitulé «Votre cloud est-il net ? » : le « cloud computing », ce nuage virtuel où sont stockées toutes nos données, est alimenté par les « data centers », des fermes de serveurs extrêmement énergivores : « certains centres de données consomment autant d'électricité que 250.000 foyers européens »
Les mauvais élèves sont Amazon, Apple et Microsoft qui « n'accordent pas assez d'attention à la provenance de l'électricité qu'elles consomment et continuent d'avoir largement recours aux énergies sales pour alimenter leur cloud. » Amazon, un des pionniers du « cloud » avec sa division de services web, est l'un des moins bien classés, avec plusieurs « F » (la moins bonne note) en matière de transparence sur l'approvisionnement, de plaidoyer en faveur des énergies renouvelables et de lieu d'implantation des infrastructures, et un indice d'énergie propre de seulement 13,5%. Microsoft s'en sort à peine mieux (13,9%), tout comme Apple (15,3%) qui aurait recours à 55% au charbon pour alimenter ses data centers.
D'autres géants de la Silicon Valley se voient en revanche tresser des lauriers par Greenpeace, notamment Google, salué pour sa transparence, et Yahoo, qui « continuent de montrer l'exemple en faisant l'accès aux énergies renouvelables une priorité pour la croissance de leur cloud. » L'ONG distribue aussi un bon point à Facebook « devenu l'ami des énergies renouvelables » depuis qu'il a décidé d'implanter en Suède son premier data center hors des Etats-Unis, « pouvant être entièrement alimenté » en renouvelable, le climat froid contribuant au refroidissement des installations.